Adolphe REY (1863-1944) - Lot 1

Lot 1
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Estimation :
300 - 500 EUR
Adolphe REY (1863-1944) - Lot 1
Adolphe REY (1863-1944) Neige et givre, 1933 Huile sur carton, signée et datée en bas à droite et titrée sur une étiquette d’exposition collée au revers 100 x 73 cm Expositions : Lyon, Société Lyonnaise des Beaux-Arts, Salon de 1939 (étiquette au revers) n°355 Chamalières, 7 mars au 20 mars 2002 (étiquette au revers) Encadrement de l’époque Adolphe REY (1863-1944) « C’est bien d’une découverte qu’il s’agit ici. Homme discret s’il en fut, Adolphe Rey, tout au long de son existence poursuivit son œuvre dans le secret de l’atelier. Ses intimes seuls étaient à même de mesurer son talent. Et si, finissant par céder à leurs amicales pressions, il consentit à montrer sa peinture (il approchait alors de ses soixante ans...) ce ne fut pas en se répandant entre galeries et expositions, mais à la dérobée, pour ainsi dire, en se fondant parmi la foule des participants au grand Salon de Lyon ».. C’est avec ces mots justes et précis que Philippe Auserve, conservateur du Musée des Peintres de l’École de Murols, introduit le propos du catalogue de la seule exposition d’envergure consacrée à l’artiste, il y a presque 20 ans, durant le mois de mai 2018 dans ce merveilleux petit musée auvergnat. Ainsi, va être pour la première fois proposé au public d’amateurs et de collectionneurs. Alphonse Rey naît le 8 avril 1863 à Châteauvillain (Isère), issu d’une vieille famille dauphinoise, il est scolarisé à Bourgoin, et entame des études d’architecture qui l’amènent à Paris. En 1884 à Lyon, il choisit d’embrasser une carrière militaire dans l’infanterie, qui le voit promu capitaine en 1904. Une affection pulmonaire contractée en 1911, le ramène à Bourgoin, où il meurt le 26 août 1944. Sa rencontre, sur les bancs de l’école communale, avec Victor Charreton (1864-1936), d’un an son cadet, sera déterminante. Outre l’amitié qui unira les deux hommes jusqu’au décès de Charreton, le grand peintre reconnu ne cessera d’apporter son soutien et ses encouragements à son ancien camarade, l'incitant à venir à Murol, pour trois séjours entre 1915 et 1918. Les huiles d’Adolphe Rey, de factures puissantes, exaltent les paysages du Dauphiné et les merveilleuses neiges d’Auvergne ; travaillées en pleine pâte, d’une touche fougueuse, elles bouleversent par la vivacité de leurs couleurs. Avant d’être peintre, Adolphe Rey, chantre du « peindre dans l’eau », fut aussi un formidable aquarelliste, si Ernest Filliard (1868-1933), spécialiste de la fleur lui donnât quelques conseils, Rey ne tardera pas à une parfait maîtrise de cette technique, utilisant les papiers les plus précieux, travaillant sur le motif en solitaire à l’instar de François-Auguste Ravier, (1814-1895) ou à l’atelier pour ces somptueuses compositions florales. Si la modestie foncière et la pudeur extrême d’Adolphe Rey l’ont empêché de mettre en avant les riches multiples d’un talent unique, ce fonds précieux, miraculeusement conservé avec tous les égards par la descendance du peintre, (l’état de fraîcheur des aquarelles est absolument remarquable), nous offre l'opportunité de célébrer cet authentique peintre, redécouvert plus de quatre-vingt ans après sa disparition.
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