Notre histoire

Entretien avec les fondateurs de l’étude Crait+Müller

Quel est votre parcours ?

Thomas Müller : “Mon père fréquentait beaucoup les brocantes et la salle de ventes de Chartres dans laquelle j’ai d’abord fait un stage, puis j’ai découvert l’histoire de l'art au lycée en choisissant cette option. J’ai ensuite fait une fac d’histoire de l’art, je ne savais pas exactement où je me dirigeais, mais je me suis vite rendu compte que je voulais travailler dans le marché de l’art. J’ai travaillé pour des artistes puis j’ai étudié le droit à Paris 1. J’ai ensuite réalisé un stage chez Artcurial puis travaillé à la salle des ventes de Chartres avant d’obtenir mon diplôme la même année que Guillaume.”

Guillaume Crait : “Mon père collectionnait beaucoup de choses, notamment le cubisme et l’Art Déco.
J’ai commencé par une école de commerce à Paris, mais je ne savais pas exactement vers quelle voie me diriger. Je suis parti une année à New-York, puis à Madrid où je n’ai visité que des musées. Mes copains partaient dans des groupes faire de la finance et du marketing et cela ne m’intéressait pas beaucoup. J’ai rencontré à ce moment-là, celle qui allait devenir ma future femme et qui m’a convaincue de me présenter au concours de l’École du Louvre. Trois années dures mais passionnantes. Puis concours, stage et rencontre avec Thomas.”


 
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Avez-vous des époques artistiques ou des médiums de prédilection dans l’art ?

Thomas Müller : “Pour ma part, l’art contemporain d’abord. J’ai commencé à travailler avec l’artiste Ben. A 18 ans j’achetais déjà de l’art contemporain, j’en étais féru! Un de mes premiers achats était une encre de Debré à Tours. Pour pouvoir acheter des œuvres et plus tard ma charge, j’ai travaillé pendant sept ans au péage de Saint Arnoult, dans les cabines d’autoroute, la nuit et le dimanche !
Pendant un temps je travaillais en plus, la journée, à la salle des ventes de Chartres. C’était épuisant, mais j’étais passionné. J’ai également assisté Mathieu Mercier pendant un an pour pouvoir me payer une œuvre. J’achetais aussi en salle des ventes. Et dès que j'avais un peu d’argent je m’achetais un tableau. Je ne partais pas en vacances, je n’allais pas au restaurant : je gardais mon argent pour m’acheter des tableaux.”
Guillaume Crait : “J’aime beaucoup les livres. J’ai fait mon dernier stage chez Tajan et François Tajan m’a mis au défi de monter une vente de Bandes-Dessinées, mission que j’ai acceptée avec plaisir. Je me suis débrouillé avec un téléphone, une feuille, un stylo, tout seul dans un minuscule bureau. La vente fut une réussite. J’aime aussi beaucoup les tableaux contemporains, notamment l’abstraction d’après-guerre. “
 


Comment est née l’étude Crait+Müller ?

"Nous avons chacun tenu le marteau dans diverses études parisiennes et en province pendant quelques années (Versailles Enchères, British Auction Cars, Wapler). Le hasard a voulu que nous nous retrouvions à travailler ensemble sur quelques dossiers, et parallèlement, nous développions grandement notre réseau de vendeurs. Nous avons donc décidé d’associer nos compétences et de nous lancer en 2016. L’implantation de notre étude dans le quartier Drouot s’est imposée comme une évidence.”